L’intégration des risques d’inondation dans la stratégie cyber : une nouvelle donne pour les assureurs et banquiers
La convergence des risques est une réalité inéluctable. Si longtemps la cybersécurité a été perçue comme un domaine distinct, un rempart digital contre des menaces immatérielles, les événements récents nous rappellent avec force que la nature peut frapper à la porte du monde virtuel. Les inondations, ces catastrophes physiques aux conséquences dévastatrices, ne sont plus seulement l’apanage des assureurs dommages. Elles viennent s’immiscer dans la sphère cyber, créant des vulnérabilités et des risques que jusqu’ici nous avions trop souvent négligés. Cet article, destiné aux professionnels aguerris de l’assurance et de la banque, propose d’explorer les leçons tirées de cette prise de conscience, afin de réaligner nos stratégies, nos approches de souscription et nos modèles de pricing face à cette hybridation des menaces.
Il fut un temps, pas si lointain, où la gestion des risques semblait s’articuler autour de silos bien définis. Le risque physique – l’incendie, le tremblement de terre, l’inondation – relevait de la chronique des assureurs dommages. Le risque cyber – la violation de données, le ransomware, l’attaque DDoS – était du ressort des spécialistes de l’assurance cyber, souvent cantonnés à un espace virtuel. Cette cloison étanche, bien que pratique pour organiser les compétences et les produits, s’est révélée être une illusion coûteuse. Les événements récents, où des infrastructures critiques ont été simultanément touchées par des phénomènes naturels et des cyberattaques, ont mis en lumière la fragilité de cette séparation. L’inondation n’est plus seulement un problème de gouttières et de caves ; elle est devenue un vecteur potentiel de défaillances dans des systèmes informatiques que l’on croyait à l’abri.
Les effets domino : quand le monde physique perturbe le virtuel
Une inondation impacte directement l’infrastructure physique :
- Dommages aux équipements IT : Les serveurs, les routeurs, les systèmes de stockage, souvent situés dans des locaux techniques au rez-de-chaussée ou en sous-sol, sont les premières victimes. La submersion par l’eau ou l’humidité ambiante peut entraîner des destructions irréversibles, des courts-circuits, et une perte totale de données.
- Pannes des systèmes de refroidissement : Les centres de données dépendent de systèmes de climatisation sophistiqués. Une inondation peut les paralyser, entraînant une surchauffe rapide et des défaillances en cascade des équipements informatiques.
- Coupures d’alimentation électrique : Les infrastructures électriques peuvent être endommagées, rendant impossible l’alimentation des datacenters et des postes de travail. Les générateurs de secours, souvent situés à des niveaux inférieurs, peuvent également être inopérants.
- Perturbation des réseaux de communication : Les câbles de fibre optique, les infrastructures de téléphonie mobile, les antennes relais, tous sont susceptibles d’être atteints par les eaux, coupant ainsi les voies de communication essentielles.
- Isolement des équipes : L’impossibilité de communiquer rendra plus complexe la coordination des équipes de secours, de résilience et d’intervention technique.
- Délai dans la reprise d’activité : Sans communication, les entreprises auront du mal à évaluer les dégâts, à alerter leurs clients ou à lancer les plans de reprise d’activité.
- Impact sur la chaîne d’approvisionnement : Les fournisseurs de matériel informatique, les prestataires de services managés (MSP), les centres de données tiers, tous peuvent être localisés dans des zones à risque d’inondation, créant des goulets d’étranglement dans la capacité à réparer ou à remplacer les équipements endommagés.
- Pénurie de pièces de rechange : Même si l’infrastructure interne est épargnée, l’incapacité à obtenir de nouveaux équipements ou des pièces de rechange peut paralyser la reprise.
- Dépendance vis-à-vis de partenaires : Si un MSP subit un impact direct, tous ses clients dépendants de ses services seront affectés, amplifiant l’effet domino.
Nouvelles vulnérabilités cyber induites par le physique
Les conséquences d’une inondation se répercutent directement sur la posture de cybersécurité :
- Accès physique facilité : Les dommages à la sécurité physique des bâtiments (portes forcées, fenêtres brisées par la montée des eaux) peuvent rendre l’accès aux salles serveurs plus aisé pour des acteurs malveillants opportunistes.
- Vol de matériel : Le chaos ambiant peut être une opportunité pour dérober des supports de stockage contenant des données sensibles.
- Installation de dispositifs malveillants : Un attaquant pourrait profiter de l’accès pour installer du matériel espion ou des portes dérobées.
- Défaillance des systèmes de sécurité : Les systèmes de détection d’intrusion, les caméras de surveillance, les contrôles d’accès, peuvent eux-mêmes être victimes de l’eau.
- Biais dans la surveillance : La perte de visibilité sur les accès rend l’entreprise aveugle face à d’éventuelles intrusions physiques.
- Faux positifs : Des disfonctionnements dus à l’eau pourraient générer des alertes infondées, noyanant les équipes de sécurité sous un flot d’informations contradictoires ou inutiles.
- Contamination par des agents pathogènes : Bien que cela sorte du cadre strictement cyber, l’eau stagnante dans les locaux techniques peut favoriser la prolifération de moisissures et autres agents pathogènes, qui à terme peuvent affecter les composants électroniques les plus sensibles. Ce risque, bien que subtil, est à considérer dans une gestion holistique du risque.
Réévaluer la cartographie des risques : l’inondation comme facteur déclenchant cyber
La première étape pour intégrer ces nouvelles réalités consiste à procéder à une refonte audacieuse de notre cartographie des risques. L’inondation n’est plus un simple risque aux confins de notre périmètre, mais une ligne de faille potentielle pour la résilience cyber. Il s’agit de penser en termes de « fragilité intrinsèque » et de « points de défaillance communs ».
Identification des zones géographiques à double exposition
Les assureurs et les banquiers doivent impérativement intégrer l’historique et la probabilité des inondations dans l’évaluation des risques cyber. Cela va bien au-delà de la simple localisation géographique des clients.
- Analyse géospatiale avancée : Utiliser des données fines sur les zones inondables, combinées aux données cartographiques des infrastructures critiques des clients (datacenters, bureaux principaux, sites de production).
- Modèles prédictifs combinés : Développer des modèles qui essaient de corréler les probabilités d’inondations avec l’exposition des infrastructures IT critiques.
- Scénarios de vulnérabilité : Modéliser les scénarios où une inondation dans une zone spécifique pourrait avoir un impact cyber disproportionné sur un client ou un secteur d’activité.
- Évaluation des dépendances vis-à-vis des tiers : De nombreuses entreprises externalisent leur infrastructure IT. Il est crucial de connaître la localisation des datacenters des prestataires de cloud, des MSP, ou des fournisseurs de logiciels.
- Cartographie de la chaîne d’approvisionnement IT : S’assurer que la localisation des partenaires stratégiques est également prise en compte dans l’évaluation du risque.
- Clausiers contractuels : Exiger que les partenaires fournissent des informations sur leur propre stratégie de résilience face aux risques naturels.
La notion de criticité amplifiée
Un événement cyber isolé a déjà des conséquences importantes. Mais si cet événement survient alors que l’infrastructure physique est déjà compromise par une inondation, le chaos peut être exponentiel.
- Analyse de l’interdépendance : Comprendre comment une défaillance physique due à une inondation peut amplifier l’impact d’une cyberattaque.
- Temps de rétablissement (RTO) et perte maximale de données (MTD) : Une inondation rendra plus long le temps de rétablissement et augmentera la perte de données, même dans le cadre d’une cyberattaque qui aurait pu être rapidement contenue autrement.
- Cyberattaques post-inondations : Identifier que les périodes de chaos post-inondations peuvent être une période propice pour les cybercriminels qui cherchent à exploiter la vulnérabilité et la distraction des équipes.
- Identification des secteurs d’activité sensibles : Certains secteurs seront plus durement touchés par cette double exposition.
- Services financiers : Banques, assurances, bourses dépendent de systèmes hautement disponibles et de la confidentialité des données. Une inondation peut paralyser les transactions et rendre les données accessibles à des fins malveillantes.
- Infrastructures critiques : Énergie, eau, transport, santé. Ces secteurs sont gérés par des systèmes IT complexes qui, s’ils sont rendus inopérants par une inondation, peuvent avoir des répercussions sociétales majeures, souvent couplées à des tentatives de cyberattaques pour exacerber le chaos.
- Industrie manufacturière : Les usines intelligentes (smart factories) sont fortement dépendantes de l’automatisation et de la connectivité. Une inondation peut stopper la production et rendre les systèmes de contrôle dommageables.
Adaptation des stratégies de souscription : une souscription plus fine et personnalisée
La souscription cyber, qui vise à évaluer et à couvrir la responsabilité financière découlant d’un incident cyber, doit désormais intégrer une dimension physique nouvelle. Il ne s’agit plus de poser les questions habituelles sur les pare-feux et les politiques de sécurité, mais d’aller plus loin dans la compréhension de la résilience globale de l’entreprise.
L’importance de la résilience opérationnelle face à tous types de chocs
La résilience opérationnelle ne peut plus être dissociée de la cybersécurité. Une entreprise peut avoir les meilleurs pare-feux du marché, mais si ses serveurs sont sous l’eau, la protection est vaine.
- Évaluation des plans de continuité et de reprise d’activité (PCA/PRA) : Examiner la robustesse des PCA/PRA existants pour y inclure spécifiquement les scénarios d’inondation et leur impact cyber.
- Tests et exercices : Vérifier que les détenteurs de polices soumettent leurs PCA/PRA à des simulations régulières, incluant des scénarios hybrides.
- Plans de secours hors site : Encourager la mise en place de datacenters secondaires situés dans des zones à faible risque d’inondation.
- Sauvegardes hors site et hors ligne : Insister sur la nécessité de sauvegardes qui ne sont pas connectées en permanence, rendant ainsi leur corrompement par un ransomware ou une contamination plus difficile.
- Analyse des mesures de protection physique : Les mesures de sécurité physique ne sont plus marginales.
- Étanchéité des locaux techniques : Interroger sur les mesures mises en place pour protéger les équipements informatiques des inondations (barrières anti-inondation, surélévation des équipements).
- Systèmes d’alerte précoce : Évaluer la présence et l’efficacité des systèmes d’alerte en cas de montée des eaux.
- Générateurs d’urgence et leur localisation : Vérifier que les sources d’alimentation de secours sont également protégées des inondations.
L’évaluation des dépendances et des failles de la chaîne d’approvisionnement IT
Les MSP et les fournisseurs de cloud sont devenus des maillons essentiels de la chaîne de valeur cyber. Leur propre exposition aux risques d’inondation doit être scrutée.
- Due diligence renforcée des prestataires : Demander aux clients de prouver qu’ils ont effectué une analyse des risques inhérents à leurs prestataires.
- Contrôles sur les datacenters des MSP : Savoir où sont physiquement situés les datacenters des prestataires, et quelles sont leurs propres mesures de résilience face aux inondations.
- Clause contractuelle sur la résilience : Exiger que les contrats avec les prestataires incluent des clauses sur la résilience opérationnelle et la reprise après sinistre incluant les risques naturels.
- Diversification géographique des fournisseurs : Encourager les entreprises à ne pas dépendre d’un seul prestataire, et idéalement, à diversifier géographiquement leur fournisseur.
- Stratégie multi-cloud : Si possible, encourager une stratégie multi-cloud ou multi-région qui réduit la dépendance à un seul site.
- Fournisseurs locaux vs internationaux : Peser le pour et le contre d’une dépendance vis-à-vis de fournisseurs locaux dans des zones à risque, ou de fournisseurs internationaux dont la résilience peut varier.
La refonte des modèles de pricing : une prime plus juste et plus prédictive

La tarification, reflet de notre évaluation du risque, doit désormais intégrer cette nouvelle dimension. Fixer un prix de prime sans tenir compte de l’exposition aux inondations serait comme vendre une assurance incendie sans considérer la présence de matériaux inflammables.
Modélisation du risque combiné : un art mathématique encore embryonnaire
La création de modèles capables de quantifier l’impact combiné d’une inondation et d’une cyberattaque est un défi majeur, mais nécessaire.
- Scénarios de pertes combinées : Développer des scénarios pour estimer la probabilité et l’ampleur des pertes lorsque ces deux types de risques se manifestent simultanément.
- Utilisation de modèles actuariels avancés : Les modèles classiques doivent être enrichis pour intégrer des variables environnementales et physiques aux variables traditionnellement cyber.
- Analyse de données historiques combinées : Rechercher les cas où des événements naturels ont précédé ou facilité des cyberattaques, bien que les données soient encore rares.
- Le coût invisible de la défaillance physique sur la cyberdéfense : La difficulté réside dans la quantification précise de l’amplification des risques.
- Impact sur la bande passante et la connectivité : Une inondation peut réduire la bande passante ou couper la connectivité Internet, rendant plus difficile la communication avec les équipes de réponse à incident ou le téléchargement de correctifs de sécurité.
- Délai de réponse aux alertes : La confusion et le chaos causés par une catastrophe naturelle peuvent étendre de manière significative le délai de réponse à une alerte de sécurité, transformant une menace mineure en une crise majeure.
Tarification dynamique et incitative : récompenser la résilience
La prime doit devenir un levier pour inciter les entreprises à renforcer leur résilience.
- Tarification basée sur la localisation et les mesures de prévention : Accorder des remises significatives aux entreprises situées dans des zones à faible risque d’inondation et qui ont mis en place des mesures de protection adéquates pour leurs infrastructures IT.
- Bonus pour les centres de données éloignés des zones inondables : Une entreprise dont le centre de données principal est situé en zone inondable devra payer une prime plus élevée qu’une entreprise dont le centre de données est situé en altitude et à l’abri des risques.
- Malus pour les infrastructures en sous-sol : Les infrastructures situées dans des sous-sols, particulièrement vulnérables, devraient être pénalisées dans la tarification.
- Rabais pour les certifications et les audits réguliers : Valoriser les investissements des entreprises dans la cybersécurité et la résilience opérationnelle.
- Certifications standardisées : Soutenir et valoriser les certifications reconnues dans le domaine de la cybersécurité (ISO 27001, NIST, etc.) et des plans de continuité d’activité.
- Audits de résilience physique et cyber : Proposer des audits conjoints évaluant à la fois la robustesse des mesures de cybersécurité et la protection des infrastructures physiques contre les risques naturels.
Vers une offre d’assurance hybride : repenser les produits
| Catégorie | Métrique | Description | Valeur / Exemple |
|---|---|---|---|
| Stratégie | Fréquence des inondations | Nombre d’événements d’inondation majeurs par an dans la zone couverte | 3 événements/an |
| Stratégie | Impact moyen sur les infrastructures IT | Pourcentage moyen de systèmes affectés lors d’une inondation | 45% |
| Souscription | Taux de sinistralité lié aux inondations | Pourcentage de contrats ayant déclaré un sinistre inondation | 12% |
| Souscription | Durée moyenne de rétablissement | Temps moyen pour restaurer les services IT après une inondation | 72 heures |
| Pricing | Prime moyenne ajustée | Augmentation moyenne de la prime pour intégrer le risque inondation | +15% |
| Pricing | Coût moyen des sinistres | Montant moyen des indemnisations liées aux inondations | 120 000 euros |
| Retour d’expérience | Nombre de plans de continuité mis à jour | Plans intégrant spécifiquement le risque inondation | 85% |
| Retour d’expérience | Réduction du temps d’interruption | Amélioration moyenne après intégration des mesures spécifiques inondation | -30% |
L’intégration des risques d’inondation dans l’assurance cyber n’est pas juste une question d’adaptation des modèles, c’est une invitation à repenser nos offres traditionnelles. Il faut sortir de nos cases habituelles pour créer des produits qui couvrent cette hybridation des menaces.
Consolider l’offre cyber pour une couverture holistique
L’assurance cyber ne peut plus ignorer le facteur physique. Il faut sortir du paradigme de la “simple” couverture contre les breaches de données ou les ransomwares.
- Polices d’assurance cyber étendues : Proposer des extensions de garanties qui couvrent explicitement les dommages causés indirectement par des catastrophes naturelles sur les infrastructures IT.
- Couverture des pertes d’exploitation étendues : Inclure les pertes d’exploitation causées par des inondations qui ont rendu inopérants les systèmes informatiques, même si l’inondation n’est pas la cause directe de la perte, mais un facteur déclencheur ou amplificateur.
- Assistance spécialisée : Offrir, en plus de l’assistance juridique et technique habituelle, une aide pour la gestion de crise liée à une double exposition (physique et cyber).
- Modularité des garanties : Permettre aux clients de moduler leur couverture en fonction de leur exposition spécifique.
- Options “résilience accrue” : Proposer des modules optionnels pour les entreprises souhaitant une couverture renforcée des risques de double exposition, incluant par exemple des garanties sur la location de matériel de secours dans des zones sûres.
- Offres sectorielles : Créer des produits spécifiques pour les secteurs les plus exposés, qui combinent à la fois les risques cyber et les risques physiques associés.
Explorer de nouveaux modèles de partenariat et de prévention
La lutte contre ces risques complexes ne peut se faire en vase clos. Une collaboration renforcée sera la clé.
- Partenariats avec des experts en gestion de risques naturels : Collaborer avec des cabinets spécialisés dans l’évaluation des risques environnementaux pour mieux comprendre et intégrer ces menaces dans nos modèles.
- Échanges de données et d’expertise : Créer des ponts entre les experts cyber et les experts en risques naturels pour une compréhension mutuelle et approfondie.
- Développement d’outils d’aide à la décision conjoints : Créer des plateformes ou des outils permettant aux souscripteurs et aux courtiers d’évaluer simultanément les risques cyber et physiques.
- Collaboration avec les autorités publiques et les organismes de recherche : Participer à des initiatives visant à améliorer la résilience globale des territoires face aux risques multiples.
- Partage d’informations sur les vulnérabilités : Contribuer à la définition de normes et de bonnes pratiques, tout en partageant notre vision du risque.
- Soutenir la recherche sur les risques combinés : Financer des études et des projets de recherche visant à mieux modéliser et comprendre les interactions complexes entre les risques naturels et cyber.
Conclusion : l’assureur et le banquier, sentinelles de la résilience globale
L’intégration des risques d’inondation dans la stratégie, la souscription et le pricing de l’assurance cyber n’est plus une simple option, c’est une nécessité vitale. Les professionnels de l’assurance et de la banque sont au cœur de la gestion des risques de leurs clients. Ignorer cette convergence revient à bâtir une maison sur un sol mouvant, avec la certitude que des pans entiers de l’activité se retrouveront un jour sous les eaux.
Ce changement de paradigme exige une prise de conscience collective, un investissement dans de nouvelles compétences et la refonte de nos outils. Il s’agit de passer d’une vision linéaire du risque à un écosystème de risques interconnectés, où la défaillance d’un élément peut en entraîner une cascade d’autres. L’assureur et le banquier ne sont plus seulement des financiers ou des gestionnaires de risques isolés ; ils doivent devenir les architects de la résilience globale de leurs clients, des sentinelles alertant sur les dangers, mais surtout, des partenaires proposant des solutions pour construire des structures solides face aux tempêtes, qu’elles soient virtuelles ou bien réelles. Le chemin est encore long, mais la première étape est celle de la reconnaissance : l’inondation est une menace cyber, et la cyber-résilience doit impérativement tenir compte de la résilience physique. C’est à cette condition que nous pourrons continuer à jouer notre rôle essentiel dans la stabilité économique et la confiance des entreprises et des particuliers.


